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Le BCEI a été créé en 1966, mais ses antécédents remontent aux années 1940. Nous avons été fondés — sous la bannière « Relations amicales avec les étudiants outre-mer » dans les années d’après-guerre par un groupe d’étudiants inspirés de l’Université de Toronto, dont le professeur Thomas H.B. Symons, recteur fondateur de l’Université Trent, et Alan Earp, PH.D., ancien recteur de l’Université Brock. Dans les années 1950, le BCEI s’est élargi pour inclure les campus et les organisations communautaires, suscitant l’intérêt de nombreux Canadiens engagés dont Mme Helen Hnatyshyn de Winnipeg, mère de l’ancien gouverneur général du Canada, Son excellence l’honorable Ray Hnatyshyn. Au cours des années 1960, des visionnaires, y compris des recteurs d’université, des directeurs de collèges, des étudiants, des professionnels des services aux étudiants et des directeurs de centres internationaux — comme Mme Kay Riddell Rouillard qui a mis sur pied le centre international pour étudiants étrangers à l’Université de Toronto — ont constaté que le temps était venu de créer une organisation incorporée pour défendre et renforcer l’intérêt pour l’éducation internationale à l’échelle du pays.

Le BCEI a été formellement créé en août 1966 avec comme signataires de nos lettres patentes :
James A. Gibson, Jean-Charles Bouffard, Grace Maynard, Pierre Meunier, E. Clifford Knowles, John B. Thomas, Andrew Stewart, Douglas Mayer, Patrick Kenniff, Robert L. Dunsmore, Robert Murray MacDonald, Hugh G. Christie, Jacques Garneau, Mohammed Jeeroburkhan, Katherine D. Riddell, Helen Hnatyshyn, Gabrielle Einsle et Robert J. Torrance.

Les réalisations du BCEI depuis lors ont été nombreuses et importantes. Citons en exemple, de la recherche novatrice, de la défense des intérêts ayant contribué à améliorer grandement les expériences des étudiants étrangers, des programmes de bourses d’études ayant permis à des milliers de jeunes gens du Canada de poursuivre leurs études, le premier programme de bourses d’études internationales à l’intention des Canadiens financé par le secteur privé, des ressources et de l’information exhaustive sur les études à l’étranger, l’exportation de services d’enseignement impliquant la contribution de centaines de professionnels canadiens et des recettes majeures en devises étrangères pour le Canada. Suite à la chute de l’Union soviétique le BCEI a été un organisme d’exécution majeur au chapitre de l’aide publique au développement au profit de pays en transition tels la République tchèque et l’Ukraine, tout en travaillant à la réforme du secteur public et pour le bien de la société civile. De 2000 à 2005, le Bureau a appuyé 130 bourses d’études pour étudiants dans les établissements membres ainsi que 30 subventions destinés à l’élaboration de programmes par nos membres.

Nos plus importantes réalisations, bien qu’impressionnantes, ne concernent pas les faits et les chiffres, mais plutôt les personnes — les nombreux individus que nous avons réunis et continuons de réunir pour faire du réseautage et déterminer des façons nouvelles et améliorées de faire de l’éducation internationale. Les étudiants qui ont profité des compétences et des connaissances acquises par les professionnels des services aux étudiants lors de nos congrès et réunions régionales ou qui ont obtenu de nos bourses pour poursuivre des études à l’extérieur de leur pays d’origine avec toute la gamme d’apprentissage à valeur ajoutée que procure l’expérience. Les nombreux mentors, protégés et pairs qui ont formé des liens. Les nombreuses personnes talentueuses et engagées que nous avons reconnu dans le cadre de notre programme de bourses d’études du BCEI — les professionnels et les étudiants qui ont fait preuve d’un dévouement exceptionnel pour faire avancer notre domaine. Les spécialistes de la communication interculturelle et les personnes ayant examiné minutieusement les risques et les obligations reliées aux études à l’étranger et la façon de les minimiser. Les nombreuses personnes qui continuent de donner de leur temps comme présentateurs, organisateurs, conseillers en recherche, responsables de la distribution de questionnaires et comme membres du comité de sélection.
Membres et anciens, votre participation engagée et vos innombrables succès, constituent notre plus belle réalisation.

La NAFSA : Association of International Educators a souligné l’anniversaire du BCEI à l’occasion de son congrès annuel 2006 à Montréal. En acceptant cet honneur, Jim Fox, président du BCEI, a remercié les dirigeants de la NAFSA et souligné l’importance des liens interpersonnels dans le domaine de l’éducation pour l’édification d’un monde plus pacifique et équitable.
Nous avons le plaisir de présenter une rétrospective des réalisations de cette organisation, et en prenant le thème de notre congrès de 2006, des nombreuses « convergences » qui ont conduit à nos succès.

Le BCEI est une organisation unique en son genre au Canada. Parmi les grandes organisations nationales, le BCEI est la seule à couvrir l’ensemble du spectre de l’éducation au Canada, de la maternelle à la 12e année jusqu’aux études supérieures, ainsi que les secteurs public et privé. Le BCEI est la seule organisation nationale à se consacrer entièrement à l’éducation internationale — internationalisation de l’éducation au Canada et établissement de partenariats mutuellement bénéfiques de part le monde.


Le BCEI a joué beaucoup de rôles pour ses membres, sympathisants et clients tout au long de son existence :

  • Un forum pour de nouvelles idées et des programmes novateurs en internationalisation, services aux étudiants, gestion des urgences et en marketing;
  • Un centre de recherche où se fait de la recherche pionnière, l’élaboration de programmes de formation et de normes éthiques pour notre domaine;
  • Un outil de lobbying pour promouvoir de nouvelles politiques et de nouveaux programmes;
  • Un instrument d’aide au développement dans le monde entier, avec un accent particulier sur la gouvernance et le développement de la société civile;
  • Un marché mondial pour accéder à l’éducation canadienne sous toutes ses formes.

IDÉES ET INNOVATION


Les idées générées dans les cercles du BCEI ont imprégné le discours sur l’internationalisation au cours des quatre dernières décennies. Dans les années 1970, notre étude intitulée Un juste équilibre avait suscité un débat sur les campus concernant la planification des admissions d’étudiants internationaux – notamment pour assurer la diversité. Dans les années 1980, le Globe and Mail a cité des rapports du BCEI dans ses éditoriaux et exhorté le Canada à promouvoir efficacement son système d’éducation, en plus d’entreprendre des études approfondies sur la performance du pays. Dans les années 1990, le BCEI a facilité la discussion nationale sur l’internationalisation de l’éducation — devenant la première organisation canadienne à l’élever au niveau de concept dans notre présentation à la Commission Stuart sur les études universitaires.

Des collèges et universités de partout au Canada ont adopté les programmes pilotes du BCEI qui a, en outre, aidé les établissements à élaborer des énoncés de mission empreints d’une perspective internationale. Le BCEI a mis au point et administré des programmes pilotes pour aider les étudiants canadiens à internationaliser leur éducation par le truchement d’échanges, comme notre Programme de bourses d’apprentissage international.

Nous avons aussi apporté de la visibilité à notre domaine grâce à des prix spéciaux pour les étudiants et les professionnels comme le Prix Elizabeth Paterson pour l’étudiant étranger ou l’étudiante étrangère de l’année. Nous avons conçu, élaboré et offert une mine de ressources de formation et de cours pour les professionnels de notre domaine. En fait, le BCEI a contribué au financement du premier programme de formation menant à un certificat à l’intention d’éducateurs étrangers au Canada et délivré par l’Université de la Colombie-Britannique.

En 1989, la défense des intérêts des étudiants chinois au Canada par le BCEI, suite aux événements de la place Tiananmen, a poussé le gouvernement fédéral à créer un Service d’urgence destiné aux étudiants chinois mis en oeuvre par le BCEI. Depuis lors, la mobilisation en cas d’urgence au profit des étudiants étrangers dans le besoin a été établie comme une responsabilité nationale.

RECHERCHE


Tout au long des années 1990, et en collaboration avec d’éminents chercheurs, le BCEI a guidé la discussion sur l’internationalisation de l’éducation, l’identification de ses composantes et la fourniture d’outils pour mesurer les résultats, en plus de lancer les discussions sur les risques et responsabilités en matière de programmes pour faciliter la mobilité. Au nouveau millénaire, le BCEI a examiné l’éducation transfrontalière et s’est efforcé de positionner nos établissements afin qu’ils comprennent et gèrent de nouveaux joueurs au Canada ainsi que de nouvelles façons de nouer des liens à l’échelle internationale.
Grâce à un important programme de subventions d’innovation, le BCEI a aussi agi comme catalyseur en matière de recherche et d’élaboration de programmes auprès de nos établissements membres.
Le BCEI a contribué à établir des normes dans l’élaboration des Lignes directrices déontologiques du Canada en matière d’éducation internationale.

LOBBYING


Le BCEI est un ardent défenseur de l’éducation internationale au Canada. Nos efforts de représentation ont conduit le gouvernement fédéral à inclure l’éducation internationale et les étudiants étrangers comme des éléments importants de notre politique étrangère; à établir des organismes consultatifs comme le Conseil consultatif sur la commercialisation de l’éducation et la Table ronde nationale sur la commercialisation de l’éducation et à ouvrir des canaux de financement pour les organisations éducatives comme le Programme de développement des marchés d’exportation. Certains gouvernements provinciaux ont répondu aux appels du BCEI et sont passés à l’action. Ces dernières années, le gouvernement fédéral a continué d’ouvrir des possibilités d’emploi pour les étudiants internationaux, largement suite aux discussions au sein du Comité consultatif sur les étudiants internationaux et l’immigration, une structure préconisée par le BCEI en 1994 et pour laquelle le Bureau a joué un rôle continu et actif.

Les efforts du BCEI et de ses homologues en Europe, aux États-Unis et en Asie ont poussé les dirigeants du G8 à faire une première déclaration majeure sur l’éducation internationale à leur sommet de 2006 – ce qui constitue un appui formel à la mobilité en éducation. Ce pourrait être une ouverture importante pour tous ceux d’entre nous qui oeuvrons en éducation internationale dans des pays partout dans le monde entier.

DÉVELOPPEMENT, PAIX ET SÉCURITÉ INTERNATIONALE


Le BCEI possède une longue tradition de travail dans les pays confrontés à des problèmes comme la guerre, la révolution, les sanctions et la transition internationales – des pays où les échanges entre les populations et les projets d’éducation avec le Canada offrent un espoir de développement, de démocratisation et de stabilité.

Tout au long de la guerre civile au Liban, le BCEI a collaboré avec la Fondation Hariri pour éduquer des milliers de Libanais de toute obédience religieuse. Pendant les dures années 1970, 1980 et 1990 qu’a traversé la Libye, le BCEI a maintenu des liens grâce à un programme de bourses financé par ce pays et qui a permis à des milliers de jeunes libyens de fréquenter nos collèges et universités.
À la suite de la révolution en Iran, le BCEI a conduit la première mission canadienne – afin de promouvoir les relations civiles au moyen de l’éducation – qui a mené à un investissement majeur de l’Iran dans un programme de bourses au Canada, administré par le BCEI.

Les forces du changement politique dans l’ancienne Union soviétique et ailleurs ont poussé le BCEI à organiser des missions en éducation qui ont donné naissance à des projets majeurs en Europe centrale et de l’Est avec du financement de l’ACDI. Un projet type canadien réalisé en Ukraine, l’Institut d’administration publique et locale a été cité dans un discours du célèbre économiste Joseph Stiglitz comme étant le meilleur modèle de coopération dans l’ex-Union soviétique. En fait, le BCEI a été parmi les premières organisations à travailler sur la nouvelle génération d’aide au développement nécessaire dans les pays en transition – projets en appui à la démocratisation, à la société civile, au développement économique des collectivités et à la réforme du secteur public. Notre travail se poursuit en Europe centrale et de l’est ainsi qu’en Géorgie et dans d’autres pays du Sud Caucase.

De part son travail hautement apprécié en Haïti, au Liban et en Serbie, le BCEI a équipé des enseignants, des écoles ainsi que des ministères de l’Éducation pour offrir de nouvelles ressources axées sur les jeunes et devant servir à la résolution de conflits et à un développement social pacifique.
Le BCEI soutient les Objectifs du millénaire et les stratégies de réduction de la pauvreté dan les pays d’Afrique subsaharienne par l’entremise de son programme avec les ONG et les jeunes professionnels.

MARCHÉ MONDIAL


À titre de principal organisme canadien en matière d’exportation de l’éducation, le BCEI a fait participer le Canada dans des activités d’éducation totalisant près de 2 milliards de dollars, y compris des programmes de bourses financés par le Nigeria, la Libye, l’Iran, le Koweït, l’Oman, l’Ousbékistan, l’Arabie Saoudite et la Fondation Hariri au Liban, sans oublier la mise en place d’établissements canadiens complets au Qatar, au Liban et en Égypte.

Le BCEI continue d’entretenir des relations menant à des partenariats en éducation pour nos établissements d’enseignement dans divers pays, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Depuis 40 ans, le BCEI agit comme catalyseur pour des vues convergentes, des intérêts communs et des partenariats constructifs à travers le monde. Des évaluations indépendantes ont reconnu le BCEI comme un « bâteau-phare », capable de naviguer rapidement et de façon créatrice à travers les eaux houleuses, en plus d’être une organisation « entrepreneuriale, compatissante et fondée sur des principes ».
En 2005-2006, le BCEI a continué de servir de forum pour de nouvelles idées en organisant une table ronde pour les gestionnaires supérieurs à l’occasion de son congrès de 2005 et a lancé un dialogue sur la stratégie nationale du Canada en matière d’éducation internationale. Le Conseil d’administration a entrepris une révision du rôle du BCEI en tant que catalyseur pour ses membres. En outre, un certain nombre d’initiatives sont en cours pour obtenir de nouveaux fonds afin de lui assurer son rôle de leadership en matière d’échange d’étudiants, de programme de bourses pour les Canadiens et de recrutement d’étudiants étrangers.

En 2006, nous avons lancé des programmes de bourses internationales au nom du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Nous avons organisé les toute premières séances d’orientation pour les nouveaux boursiers, en plus de gérer une nouvelle série de bourses offertes aux programmes d’échanges entre établissements pour leur permettre de faire venir de jeunes chercheurs africains au Canada.
Poursuivant notre rôle de centre de recherche, le BCEI a été soutenu par le Conseil canadien sur l’apprentissage en 2006 pour examiner les diplômés étrangers de nos établissements et leur participation à notre main-d’oeuvre dans le cadre du programme d’emploi post-universitaire et par la suite.

Suite au changement de gouvernement en 2006, la machine à lobby du BCEI a été peaufinée pour s’assurer que les bourses internationales ne sont pas victimes d’une grande vague de compressions budgétaires estivales. Nous collaborons étroitement avec le nouveau gouvernement pour défendre nos intérêts sur des questions comme un service national à jour pour les étudiants étrangers, l’élargissement des échanges d’étudiants et des moyens efficaces pour l’application de dispositions en faveur du travail hors campus au profit des étudiants étrangers. Il semble qu’on est en train de nous entendre.

Au cours de l’année, le BCEI est demeuré un véhicule novateur d’aide au développement en Europe de l’Est et en Asie centrale. Nous avons ajouté la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan comme pays partenaires, et renouvelé auprès de l’ACDI le programme de Bourses des Nations Unies ainsi que le programme d’Aide publique au développement en Europe centrale et de l’Est. En outre, nous avons remporté le concours lancé par l’ACDI pour la gestion du Programme de réforme de la fonction publique de l’Ukraine en plus de mettre en oeuvre un nouveau programme de partenariat permettant au BCEI de s’établir en Afrique, et ce, par le biais du Programme de bourses canadiennes de l’ACDI pour l’éducation et la formation en Afrique.

En tant qu’instrument de l’éducation canadienne, le BCEI a aussi apporté d’importantes affaires au Canada et à nos établissements, négocié de nouveaux programmes de bourses et de formation au cours de l’année avec le Koweït et l’Arabie Saoudite et conclu des ententes avec deux sociétés intéressées à l’établissement d’écoles canadiennes à l’étranger. Le BCEI a collaboré avec les autorités du Qatar pour établir dans ce pays une école canadienne de la maternelle à la 12e année, parachever le College of the North Atlantic toujours au Qatar. Nous avons assuré la présence du Canada à des congrès majeurs, soit celui de la NAFSA : Association of International Educators, de la European Association for International Education et de la Asia Pacific Association for International Education. Nous avons obtenu la collaboration de plus de 80 établissements d’enseignement supérieur, de six ministères provinciaux de l’enseignement supérieur et de quatre ministères fédéraux – en plus d’avoir été élu « Stand le plus remarquable » par les participants à la NAFSA!

LA VIE APRÈS 40 ANS


Le BCEI agit comme un leader en éducation internationale depuis 40 ans, à faire la marque de notre pays dans le monde de la formation et de l’apprentissage international en plus de nouer des liens absolument profitables tant pour le Canada que pour nos pays partenaires.

Maintenant qu’il a soufflé ses 40 bougies, le BCEI a le vent dans les voiles et avance résolument vers son 41e anniversaire en ce nouveau millénaire avec un sens de l’histoire, mais aussi un destin renouvelé.
Nous remercions tous ceux qui ont convergé et continuent de converger vers le BCEI — nos membres, nos partenaires et nos clients ainsi que le dévoué personnel de notre secrétariat — pour leur énergie, leurs idées, leurs ressources et leur engagement à offrir au Canada un grand destin en éducation internationale.